Et si la piscine n’était qu’un élément de plus dans la création d’un jardin exceptionnel ? Une vraie réussite à l’arrivée, quand la complexité des plantations s’allie à la sobriété d’un bassin…

Une fois n’est pas coutume, c’est l’architecte d’une réalisation et non son propriétaire que nous sommes allés soumettre à la question. Mais l’affaire en vaut la peine : elle a obtenu en 2010 le Trophée des piscines d’exception. Une récompense qui n’a rien d’étonnant et qui couronne une combinaison rare de technicité, de recherche environnementale et de pur design.

Lorsqu’en 2008, L’Esprit Piscine est appelé à implanter à Villefranche, un bassin dans ce petit parc de 4500 m², l’entreprise se trouve confrontée à de nombreuses contraintes techniques, dont la moindre n’est pas ce bassin endommagé déjà implanté sur cette propriété qui compte trois maisons. Supprimer l’ancienne piscine et tout déblayer représente une solution coûteuse… et catastrophique pour l’environnement. Mais L’Esprit Piscine est connu pour son goût des missions impossibles. Et sait s’entourer de compétences extérieures.

Le paysagiste James Basson, établi sur la Côte d’Azur depuis douze ans, s’est forgé une solide réputation pour la création de jardins secs à faible entretien, qui se marient avec bonheur tant au design qu’à l’architecture traditionnelle.  Il a déjà collaboré plusieurs fois avec L’Esprit Piscine : “Notre coopération a toujours été harmonieuse et productive”, affirme-t-il. “L’Esprit Piscine apporte sa rigueur technique, moi le côté esthétique. Et au niveau de la créativité, les idées fusent de chaque côté!”

Mais le projet n’est pas simple. Il s’agit de réaliser, pour cette villa de prestige, une piscine s’intégrant parfaitement dans un jardin, où l’on aurait diminué au maximum l’entretien et les systèmes d’hydratation. Il faut également préserver l’intimité des trois maisons individuelles.  L’ancienne se trouvait très près (moins de cinq mètres) de la maison principale. L’hiver, le plan d’eau dégageait une impression froide et triste. Pas question, nous l’avons vu plus haut, de déblayer toute l’ancienne piscine. Le projet prévoit donc d’implanter le bassin dans l’ancienne structure en béton. Cela donne une piscine un peu plus petite (12×5,50m au lieu de 13,50x12m), d’autant qu’il a fallu la réduire en longueur pour accueillir le volet roulant. “Nous n’avions pas le choix : tout enlever constituait un surcoût important et entre nous, jeter tout ce béton n’avait rien d’écologique” précise le paysagiste.

Mais la vraie réussite de ce projet réside dans l’accord parfait entre piscine et végétation. Pour adoucir l’ambiance un peu dure qui jouxtait la maison, James y plante, tous les cinq mètres, des arbres dont les troncs s’harmonisent avec les teintes chaudes du nouveau dallage. Il implante ensuite plus de cinq cents espèces différentes, disposées en bandes selon la couleur du feuillage (gris ou vert) de la hauteur ou de l’exposition (ombre ou soleil). L’idée est de couvrir tout le terrain après un an, en acceptant les fantaisies de Dame Nature. “Un jardin évolue en permanence. Et toute cette complexité foisonnante met en valeur la sobriété de la piscine et du dallage” précise-t-il encore.

Une telle réalisation se mérite ! Si la piscine était théoriquement utilisable au bout d’un an de travaux, il a fallu attendre une année supplémentaire pour que le jardin prenne son aspect définitif. Mais le résultat, salué unanimement par les professionnels,  reste à marquer d’une pierre blanche.

http://www.esprit-piscine.fr/

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