Piscine, jardin, terrasse : pour en profiter au mieux en 2017, pensez-y maintenant !

Quand il fait froid, ce n’est pas spécialement au jardin ou à la terrasse que l’on pense. Pourtant… rien ne vaut l’hiver pour prendre le temps de penser à vos futurs aménagements. Une fois l’hiver passé, il est souvent trop tard pour réfléchir à tout cela et pour concrétiser vos projets : la végétation redémarre et les plantations deviennent plus délicates, les professionnels ont déjà leurs carnets de commandes pleins et les listes d’attente ne vous garantissent pas d’avoir votre terrasse ou votre piscine pour les « beaux » jours.

 

Choisir sa piscine et organiser les travaux… c’est la saison pour le faire

piscine-desjoyauxC’est décidé, l’été prochain vous vous glisserez dans votre spa d’extérieur ou dans l’eau de votre piscine. Peut-être… si vous vous y prenez assez tôt ! Si les principaux salons « piscines et spas » sont à l’automne, ce n’est pas un hasard : c’est qu’il faut du temps pour réaliser un aménagement de cette envergure ensuite.

Démarches administratives, montage du dossier, obtention éventuelle d’un prêt financier, disponibilité des entreprises, contraintes climatiques, voire d’environnement et techniques, etc. pour votre projet de piscine, prenez le temps de bien penser votre projet, posez-vous les bonnes questions, et entamez le processus maintenant.
Piscines classiques, avec volet hors-sol ou avec volet immergé, piscines à débordement, piscines miroir, piscines coque polyester, piscines béton et liner ou béton carrelé, piscines en bois, piscines naturelles, bassins de baignade, plages de baignade, couloirs de nage, piscines avec spa intégré… le choix est bien plus compliqué qu’il n’y paraît, surtout qu’il vous faut ensuite vous décider sur le traitement de l’eau, la filtration, le choix ou non d’un chauffage de l’eau et d’une douche, le choix de la couverture de piscines, de l’alarme de sécurité ou de l’abri de piscine, un pool house, le local technique…

 

Aménagements très structurants, piscine et bassin sont prioritaires

desjoyaux-abris-2-2Dans le cas d’une propriété neuve, il faut très tôt décider de l’emplacement de la piscine et de la structuration de votre jardin, même si vous réalisez ensuite les travaux par tranches annuelles successives. La mise en place d’une piscine est un gros chantier, donc pas question de commencer à planter des haies et des arbres de partout. Il vous faut garder de la place, et un champ de manœuvre et d’accès libres, même si vous ne réaliserez la piscine que dans un an ou deux. Faites-vous conseiller par un paysagiste pour penser justement votre jardin dans le temps.
Si vous souhaitez implanter une piscine dans un jardin déjà existant, l’hiver est aussi la bonne période pour contacter les entreprises, afin de programmer des travaux suffisamment tôt pour que vous puissiez ensuite bénéficier de la fin du printemps pour réaménager les abords, refaire des plantations… Ce qui est vrai pour une piscine l’est aussi pour un bassin.

N’oubliez pas que, dans les deux cas, il y a des terrassements à faire, des tranchées à creuser pour amener l’eau et l’électricité, évacuer les vidanges… De nombreuses entreprises du paysage proposent un service complet, vous permettant de retrouver un jardin impeccable une fois les travaux terminés. C’est une excellente solution surtout que ce sera sans doute l’occasion de ne rien oublier et de prévoir des canalisations et électrifications en vue d’autres aménagements possibles (arrosage intégré, éclairage…).

 

Terrasse de jardin ou terrasse de balcon : n’attendez pas le printemps

desjoyaux-abris-5-2

Même si une émission comme « Silence ça pousse » laisse penser qu’il ne faut que quelques heures pour aménager un coin de jardin, une terrasse ou un balcon, ne nous y trompons pas : il y a tout un travail autour du projet pour évaluer les contraintes du lieu, pour choisir les matériaux, sélectionner les accessoires et équipements, pour préparer l’espace, choisir et apporter les automatismes (arrosage, éclairage…).

 

 

 

Terrasse : emplacement et surface

14125_deck-linea-lame-bali-bangkirai-situ1-2

Ce ne sont bien évidemment pas les plantes et le mobilier qui sont les plus importants, dans un premier temps. Une fois décidé l’esprit du lieu à aménager, il y a bien assez à faire auparavant. Idéalement, la terrasse ne doit pas être exposée à tous les vents. Une situation en plein soleil est à proscrire en climat méditerranéen, et un emplacement très à l’ombre est à éviter en climat plus septentrional ou montagnard. Quand le choix de l’emplacement n’est pas possible, il faut donc prévoir des équipements qui permettront de vous protéger des courants d’air, des excès de soleil… Si vous n’avez que peu de contraintes, choisissez un emplacement dans un lieu calme et suffisamment intimiste, à l’abri des routes ou de trop proches voisins.

Plusieurs terrasses peut être un bon choix plutôt qu’une grande, afin de définir des espaces différents que chacun utilisera à sa guise : salon pour la lecture ou l’apéro, salle à manger extérieure, coin jeux et loisir, espace repos/siestes… Contre la maison, une terrasse d’angle permet d’avoir deux lieux de vie et deux expositions différentes, par exemple.
Pour la surface, dans l’absolu, 4 à 5 m2 suffisent pour disposer une petite table et 4 chaises. Si l’espace ne manque pas, prévoyez nettement plus large. Pour un espace repas de 6 à 8 personnes plus un coin salon ou quelques transats, 20 à 30 m2 sont nécessaires, avec des cotes (l x L, en m) de 4 x 5 à 4 x 8 pour des proportions idéales ; 3 m de large est en tout cas un minimum.

 

Quels équipements pour ma terrasse ?

desjoyaux-piscine-21-2

Quel matériau choisir pour le sol ? Terrasse en bois ou en bois composite sur armature ? Terrasse en béton décoratif ? Terrasse dallée en dur ou en bois sur plot ? Terrasse en pierre naturelle ou pavée, sur lit de sable ? Terrasse bétonnée carrelée ? Le choix peut être large, tout autant que la gamme des prix et la difficulté de mise en œuvre. Faites-vous bien conseiller en fonction des contraintes du lieu et de votre budget. En ville, surtout, faites appel à un paysagiste ou une entreprise du jardin, spécialisés.

Eux connaissent les possibles, car en la matière, il y a bien plus de choses à connaître qu’il n’y paraisse, autant sur la réglementation vis-à-vis du voisinage ou sur le choix des matériaux (et les charges possibles sur balcon ou terrasses toiture !) que sur les bons mélanges de terre à utiliser ou le choix des plantes en fonction des expositions et des saisons.
Pergola automatisée, stores, claustras et pare-vue, pare-vent, bacs et jardinières, treillages et arceaux pour plantes grimpantes, éclairage de sol ou pots éclairants, éclairage muraux ou par lampadaires, prise d’eau et peut-être même arrosage automatique, type de mobilier, type de végétation… les équipements et les choix sont importants, et si peu anodins que là encore, l’art de réussir sa terrasse passe par les conseils avisés des pros pour un résultat de qualité et effectif à temps pour en profiter dès les premiers beaux jours !

 

Élagage, ébranchage, écimage, étêtage d’arbre, préférez l’hiver !

14493_bradstone-manoircevennes-2

Parmi les travaux auxquels il faut penser en hiver, les interventions sur les arbres, arbustes et haies sont importantes. Les raisons en sont évidentes : en hiver, les arbres à feuilles caduques permettent un travail beaucoup plus facile. En hiver, sauf dans les lieux les plus doux, climatiquement, les végétaux sont en arrêt de croissance ce qui est mieux pour les tailler où les élaguer. En hiver, il est plus facile de travailler sans abimer la végétation alentour, et les traces d’intervention auront disparu dès le retour du printemps.

 

Élaguer, ébrancher, écimer… ou tailler ?

abri-bas-3111r-2

On peut aimer jardiner et donc avoir plaisir à apprendre les bons gestes pour réaliser des tailles de formation, de floraison et de fructification des arbres fruitiers, arbustes à fleurs, etc., mais de là à s’improviser élagueur ou abatteur… le pas ne doit pas être franchi.

Intervenir directement en hauteur dans les arbres, ou sur des végétaux qui sont en mitoyenneté, ou même au sol sur des ligneux de grande ampleur est à la fois une affaire de compétences techniques, de responsabilités légales, de respect du végétal et de sécurité personnelle. Ces opérations nécessitent du matériel adapté autant pour intervenir sur les arbres, haies ou gros arbustes que pour évacuer les « déchets ». En plus, les interventions doivent être adaptées à chaque type de plante, sachant que certains ligneux sont très élastiques et d’autres extrêmement cassants, par exemple.

 

Dans quels cas élaguer, ébrancher, écimer ou abattre ?

desjoyaux-reve-16-2

Pour les arbres : quand un arbre trop volumineux ou mal placé pose problème, il est parfois possible de pratiquer une restructuration de sa forme par une taille douce et de garder ainsi un bel arbre. Si le problème est important et que la réduction du houppier ou même le recepage ne sont pas possibles, seul un abattage par démontage de l’arbre doit s’envisager.

Pour les arbustes : certains arbustes acceptent facilement la taille, et d’autres non. Or, bien des arbustes atteignent des dimensions que l’on n’avait pas forcément imaginées lors de la plantation. Il faut intervenir en connaissance de cause pour les proportionner à nouveau, empêcher qu’ils se nuisent mutuellement ou qu’ils empiètent chez les voisins, sur une route, occultent des fenêtres ou gênent des lignes électriques ou téléphoniques.

Pour les haies : sur de petites longueurs, et sous réserve d’avoir la santé suffisante pour le faire, une haie s’entretient assez facilement. Mais sans taille, une haie peut vite poser de sérieux problèmes, surtout si elle est de grande longueur, près de la limite de voisinage, sous une ligne ou contre une allée. Sans compter que tous les résidus de taille doivent être évacués ou broyés pour être compostés.

Toutes ces opérations sont des contraintes auxquelles chaque propriétaire est soumis, et faire appel aux entreprises spécialisées de paysagismes et entretien de jardin et élagage permet de réaliser les bonnes opérations au bon moment, en sécurité et de manière efficace et propre. Notons que la partie diagnostic est très importante (arbres creux, arbres et arbustes malades…), et qu’en faisant appel à un professionnel, vous pouvez limiter bien des problèmes !

 

Planter en hiver, souvent une bonne solution !

14491_bradstone-dallesnewyork-2Voilà de quoi faire bondir les jardiniers qui ne voient que par l’automne ou le printemps pour planter ! Il y a même des plantes, comme les palmiers, qui préfèrent les sols déjà chauds pour bien reprendre. Pourtant, quand on évoque la plantation des arbres et des arbustes, l’hiver est souvent meilleur que le printemps pour beaucoup d’espèces, et sous certaines conditions.

 

 

 

Pourquoi l’hiver peut-être une bonne saison de plantation ?

13761_pontec_pondostarledset1_001-2Il faut au préalable rappeler que l’hiver n’est pas synonyme de froid et de gel de partout en France. En région méditerranéenne, l’hiver est une bonne saison de croissance pour de nombreuses plantes, contrairement à l’été, beaucoup trop sec et trop chaud.
En région à climat océanique marqué, de nombreuses plantes profitent des périodes hors gel de l’hiver pour développer leur système racinaire, ce que l’on ne voit pas et qui pourtant assure une bonne croissance des parties aériennes au printemps.

En règle générale, il n’y a que les zones de montagne où l’hiver est trop rude pour permettre des plantations. Ailleurs, dès que le sol n’est pas gelé et que la prévision de gel ne se présente pas sur plusieurs jours, il est tout à fait possible de planter, notamment les arbres et arbustes ainsi que les haies.
La fin de l’automne et l’hiver sont propices à l’installation de la plante et de ses racines, et tout végétal planté suffisamment tôt sera beaucoup plus adapté à supporter les difficultés de l’été suivant, en particulier la sécheresse. En effet, les phénomènes biologiques ne sont pas arrêtés, même chez les plantes à feuilles caduques. Pour la majorité le « repos » n’est qu’apparent, et sous terre l’activité se poursuit : la plante développe des radicelles, puise l’eau et les sels minéraux pour reconstituer ses réserves bref, se refait une santé après une année épuisante (croissance, floraison, fructification).

 

Quelques règles à respecter pour une plantation en hiver

4x4-78-02-2

Évitez les substrats qui gardent trop l’eau ou sont très asphyxiants, trop argileux, et les zones inondables (plantation au printemps).

Pratiquez des arrosages abondants à la plantation puis des arrosages ponctuels si l’hiver est peu pluvieux à sec et en l’absence de gels. En région méditerranéenne, l’hiver est une saison sèche, dans la plupart des secteurs. L’arrosage est donc indispensable après plantation jusqu’aux pluies de printemps. Ailleurs, c’est selon les moments. Mais quelle que soit la région :
• Ne faites pas de cuvettes d’arrosage : celles-ci seront réalisées au printemps, après les froids et les pluies.
• Effectuez une protection du pied à l’aide de feuilles sèches, de copeaux, de paille, d’écorces de pin, de broyats de branches… pour protéger les racines et limiter le gel de la surface du sol.
• Pratiquez une taille modérée pour réduire le volume des branches, mais pas de tailles sévères ni de recépage. la plante doit garder suffisamment de réserves donc de tissus.
• Pensez à arroser vos plantations après plus d’une semaine sans pluie ; arrosage modéré entre 10h et 13 h, le temps que le sol se ressuie avant le froid du soir.

 

 

Article par :

Maison & Jardin - logo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *